Blog de skalpa

lundi 3 mars 2008

Agglo rouennaise, les municipales



Désolé pour ceux et celles qui ne sont ni rouennais(es), ni curieux(ses), mais l'article du jour est, comme son titre l'annonce, consacré aux élections municipales sur Rouen et son agglo, où je n'habite plus (ma commune est juste à la limite de l'agglo, à la campagne, la vraie!), mais je vote encore à Rouen pour cette année.

Connaissez vous Rouen?


Etant un parfait flemmard, parfois même un crevard, mais un flemmard travailleur et un crevard honnête (si si, ça existe!), non seulement je cite ma source, mais en plus j'agrémente l'article de quelques images.
De plus, je lis dans la charte du site à propos des infos:
"Profitez-en, faites-les circuler, elles sont libres de droits !"
Alors


Article, donc, extrait de:


"Un FN disparu ou recyclé ?



Aucune liste du Front National dans l'agglomération, c'est une bonne nouvelle. On ne peut que s'en réjouir, même si les idées du FN n'ont pas reculé, et qu'elles sont reprises en grande partie par la droite UMP.


Une droite profil bas et calamiteuse…



Albertini, qui avait trahi Bayrou entre les deux tours de la présidentielle pour aller embrasser fougueusement Sarkozy, veut faire oublier qu'il est de droite. Il nous refait le gag éculé du candidat "sans étiquette". Bref, Albertini ne s'assume pas et nous prend pour des ânes. Mais surtout, il est gêné par un bilan peu flatteur : une médiathèque imposée ( mal placée et qui coûtera une fortune aux rouennais); une opération vélo purement publicitaire ( pour être "le premier", il a lancé son opération seul dans son coin et ainsi empêché un plan vélo plus adapté à l'échelle de l'agglo); une extension de la "vidéosurveillance" (opération démagogique, coûteuse, dangereuse pour les libertés… et qui ne sert à rien); un scandaleux partenariat public-privé avec Vinci (conclu en fin de mandat alors qu'il était contesté et qu'il engage la ville pour 20 ans à verser chaque année 5 millions d'euros à Vinci !)…

On pourrait en rajouter, mais à quoi bon tirer sur l'ambulance ?


PS : un rose de plus en plus pâle.



Face à Albertini, il n'est pas difficile de faire bonne figure, de se donner un air "gauche". Mais il convient de rappeler que les socialistes locaux s'inscrivent dans la droite ligne du social-libéralisme (une goutte de social dans un océan de libéralisme) qui a désormais triomphé au Parti Socialiste. Certes, le PS local est fabiusien. Mais que Laurent Fabius soit désormais considéré comme l'aile gauche du PS en dit long sur la dérive droitière de ce parti !

A la tête de l'agglomération depuis des années, le PS refuse toujours de revenir sur la délégation de l'eau au privé, et n'envisage même pas le retour au service public des transports en commun ou des déchets, malgré les multiples affaires de marchés truqués dénoncés par le Conseil de la concurrence. Au niveau rouennais, même si la Cour Régionale des Comptes a montré comment le privé plume la ville (parkings, panneaux publicitaires…), Fourneyron n'a même pas évoqué le problème. Quand on sait que la Cour soulève des problèmes datant du mandat d'Yvon Robert, on comprend mieux la raison de ce silence.

Mais pourquoi s'attarder plus longtemps sur l'état du PS dans notre agglomération quand on sait que c'est François Zimeray qui était à la tête de cette même agglo, et que malgré son ralliement à Sarkozy, ses camarades se contentent de lui souhaiter "bonne chance" et le conservent dans leurs rangs… Bref, le PS n'a jamais été aussi à droite, et on n'a peut-être pas encore tout vu.


Les Verts : ralliement ici, effondrement là.



Les Verts ont été complètement sattellisés par le Parti Socialiste. Alors que les divergences semblaient profondes entre les deux partis (sur le contournement est, le creusement du chenal de Rouen ou la privatisation des services publics…), les Verts se sont ralliés au PS à Rouen, mais aussi à Canteleu ou dans d'autres communes de l'agglomération, en échange de quelques places éligibles. Seule exception, Petit-Quevilly, où Pascal Rigaud, unique représentant des Verts dans l'ancien conseil d'agglomération, a su au contraire renoncer à ce poste en se présentant cette année sur une liste indépendante. Notons deux villes où les Verts avaient des élus grâce à de bons scores en 2001 : Saint-Etienne-du-Rouvray et Sotteville. Dans ces deux communes, ils sont incapables de présenter une liste cette année. A Sotteville, ce qui reste des Verts locaux a refusé une alliance avec la LCR et les Alternatifs sous des prétexes fumeux.

Ces municipales marqueront donc l'affaiblissement des Verts dans l'agglomération rouennaise, mais surtout leur renoncement à faire de "la politique autrement" (comme ils le revendiquaient à leur naissance). Elles placent ce parti dans une situation de dépendance accentuée à l'égard du PS. L'exemple du Parti Communiste est là pour nous montrer qu'une fois constitué un petit paquet d'élus grâce à la bonne volonté socialiste, ceux-ci font pression pour ne surtout jamais rompre l'alliance qui leur garantit de si bonnes places.

Le PC : entre défense des bastions et soumission totale.



A part dans ces bastions de Saint-Etienne, de Oissel et de Grand-Couronne, le PC est en capilotade. Après avoir défendu l'unité de la gauche anti-libérale pour la présidentielle 2007… il s'est rallié sans hésitation à la gauche libérale pour les municipales. A Rouen, réduit à l'état de groupuscule, il est bien sûr sur la liste de Fourneyron. Mais on le trouve aussi sur la liste de Bourguignon (un des rares socialistes locaux partisans du "oui" en 2005) à Sotteville. A Déville-les-Rouen, il est sur la liste de Dominique Gambier, partisan du "oui" lui aussi, mais également chantre local de Ségolène Royal, du blairisme, du service minimum dans l'Education nationale et partisan acharné de la privatisation de l'eau. Le ponpon est toutefois décroché par les communistes de Petit-Quevilly, que l'on retrouve sur une liste aux côtés de François Zimeray … Cet applatissement total n'empêche pourtant pas le PS de chercher à enterrer plus encore le PC : à Maromme, un socialiste, proche de Christophe Bouillon, se présente ainsi sans vergogne face au maire communiste Boris Lecoeur.

On voit mal dès lors, quelle indépendance pourrait retrouver un jour le parti communiste…


La LCR dégrisée."

(Rappelez-vous qui a appelé à voter CHIRAC il y a 7 ans)


"Malgré son bon score (relatif !) de la présidentielle, et le triomphalisme affiché dans la foulée, la LCR n'a pas pu présenter plus de listes à ces municipales qu'en 2001. La Ligue ne participe en effet qu'à quatre listes dans l'agglo : à Rouen, à Canteleu, ainsi qu'à Sotteville et Saint-Etienne avec les Alternatifs. L'attitude de la Ligue, qui a refusé une candidature anti-libérale unitaire en 2007, a coupé ou refroidi les liens avec de nombreux militants du mouvement social. Quant à la popularité de Besancenot et à son appel à un "nouveau parti anti-capitaliste", ils ne semblent pas suffisants pour créer un large mouvement permettant de remplir ce vide immense, béant et dramatique, à la gauche du PS.


LO : un coktail déroutant de sectarisme, d'opportunisme et de caporalisme.


LO a refusé l'alliance avec la LCR et s'est fait éconduire par Fourneyron. En effet, LO refuse de s'allier avec la LCR qui ne serait pas assez "marxiste", "trotskiste" ou "communiste", mais voulait bien s'allier avec le Parti socialiste ! On a même vu Arlette Laguillier tirer sur la Ligue dans un meeting commun avec Julien Dray, le bras droit de Ségolène Royal. C'est une révolution ! Seule chose qui ne change pas à LO : on continue à exclure les opposants. Cette année, c'est le courant "Etincelle" qui se fait gentillement foutre dehors. Il ne faudrait tout de même pas confondre zig-zag tactiques et laxisme interne. Dans l'agglo, LO sera présente à Rouen, Sotteville et Oissel."

Voici, comment est introduit l'article, j'ai préféré le mettre à la fin:
"Allez, ce n'est pas aujourd'hui qu'on va se faire des amis, mais Rouen Alternatif tient quand même à dire son mot sur les prochaines municipales, histoire de mettre de l'ambiance. Après tout, on n'est pas là pour servir la soupe…"

Et pour remercier ce site, qui avait publié cette image juste avant le premier tour



et un petit coup de Kenny....


Mais on se quitte, sur un vestige(?) trouvé au centre ville de rouen:


Et pour toi qui est allé jusqu'ici, un petit lien intéressant au sujet des municipales en général:
là!

2 commentaires:

dominique a dit…

ah! ca s'est pas amélioré par là alors? je me souviens de quelques quartiers bourges..mais je vivais à la cité rose de canteleu!!ouais! pour ma formation d'éduc ...y'a longtemps..les sapins etc ca chauffe encore?

krissolo a dit…

Hello,

Perso, je n'ai jamais mis les pieds (ni le reste de mon anatomie au dessus) à Rouen, ni même dans son agglo. Mais il me semble que ce qui se passe par chez toi ressemble beaucoup à ce qu'il peut se passer dans beaucoup d'agglos françaises. A savoir, un foutoir pas possible et une confusion des listes et des affiliations jamais vue. Et si, au final, c'était ça le but de notre (tout) petit père du peuple? Faire en sorte que gauche et droite ne veuille plus rien dire pour la majeure partie des gens. En appeler à Guy Moquet, faire venir des personnalités étiquetées à gauche dans son gouvernement, fustiger les pratiques des patrons voyous d'un coté. Mais d'un autre coté, voter les franchises sociales, voter le paquet fiscal et dépénaliser le droit des affaires de l'autre. Bref, adopter un discours tirant vers la gauche et avoir des actes très fortement marqués à droite. Le tout dans un vacarme bling bling constant. Sarkosy ou l'art volontaire de la confusion trompeuse.

Bonne semaine. @ + ...

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